Oui, nous sommes capables !

Au fait, on a toujours tendance à assimiler un handicap à une conséquence d’une maladie ou une conséquence d’un état pathologique. Faux ! Avec la Classification internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé (CIF) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les critères médicaux sont laissés de côté et le handicap n’est plus lié à l’incapacité physique ou mentale de la personne, mais d’abord aux obstacles que la société met à sa participation communautaire.

Ainsi, le handicap est la limitation qu’impose l’environnement immédiat d’une personne avec déficit (physique ou mental). Ce qui élimine donc le handicap, c’est la facilité de fonctionner normalement que la société devrait accorder aux personnes qui ont des déficiences. Et cette facilité qui doit leur être accordée dépend de l’effort de nous tous !

S’il incombe à chacun de nous le devoir de contribuer à améliorer l’environnement des personnes avec déficit, ces dernières ont aussi leur rôle à jouer. La personne dite handicapée ne présente pas  toujours un état définitif  de sa limitation ou de sa déficience. La peur du rejet, le complexe d’infériorité et le sous-estime de soi portent certaines personnes à vouloir cacher leur déficience à la société. Or, dans le processus de valorisation sociale et de création d’un environnement propre à faciliter le fonctionnement autonome de la personne vivant avec une déficience, ce premier travail d’acceptation et de valorisation de la personne sur elle-même est fondamental. Puis viennent les structures sociales qui facilitent effectivement la participation pleine et entière à la vie communautaire. Et aujourd’hui plus que jamais, plusieurs disciplines contribuent à la réhabilitation, la réadaptation et la réinsertion sociale des personnes qui ont des déficiences, qu’elles soient physiques ou mentales.

Ne cachons pas nos handicaps, cherchons de l’aide !

Rappelons-nous tout simplement que la limitation ou la déficience entraînant un handicap peut être de plusieurs natures (douleur chronique – difficulté de communiquer – difficulté de se déplacer – difficulté de retenir ses besoins d’uriner ou de déféquer – troubles de l’humeur envahissant, etc.). Dans la loi du 13 mars 2012 portant sur l’intégration des personnes handicapées (loi ayant consacré le droit des personnes handicapées à l’inclusion sociale), on définit le handicap comme toute « limitation d’activité ou restriction dans la participation à la vie en société qu’une personne subit en raison d’une altération temporaire ou permanente d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles ou cognitives ».

De quelque nature qu’il soit, il ne faut pas avoir honte de son handicap. Il faut savoir le reconnaître et chercher de l’aide, de l’assistance.

Vers qui se tourner lorsqu’on présente un handicap ?

La  prise en charge d’une personne dite handicapée se fait par une équipe multidisciplinaire. Toutefois, une équipe doit avoir un coordonnateur et c’est la grande tâche de « la médecine physique et de réadaptation ».

Le spécialiste en médecine physique et réadaptation prend en charge les patients atteints de maladies aiguës ou chroniques par une approche thérapeutique holistique. Il peut s’agir notamment d’affections musculo-squelettiques ou neurologiques, d’amputations, de troubles fonctionnels des organes du bassin, de maladies cardio-pulmonaires ou de handicaps consécutifs à des douleurs chroniques ou à des maladies cancéreuses.

On parle dans certains pays de « physiatrie », pour désigner la médecine physique et réadaptation. Le spécialiste de cette branche travaille en étroite collaboration avec  d’autres médecins spécialistes et d’autres professionnels de la santé. (voir le lexique ci-contre)

Beaucoup de disciplines interviennent dans l’accompagnement des personnes dites handicapées. Mais il est conseillé de se faire suivre par un spécialiste de la médecine physique et de la rééducation ; car c’est un médecin qui aura la latitude de faire l’évaluation fonctionnelle clinique et instrumentale, de poser un diagnostic, d’initier un schéma thérapeutique et de coordonner les soins avec les autres spécialistes.

Un handicap n’est pas une fin en soi, c’est un obstacle qu’il faut contourner. Apprenons à comprendre les déficits/troubles qui nous handicapent et cherchons à nous en délivrer. Puisons en nous la volonté, la force et le courage de nous accepter tels que nous sommes, de chercher de l’aide et d’aller de l’avant. Oui, NOUS SOMMES CAPABLES !!!

Veauthyelau SAINT-JOY
Village Santé
Source : lenouvelliste.com

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