L’économie verte s’oriente vers le Sud

Le gouvernement haïtien, par l’intermédiaire des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a lancé, le 12 juillet, le rapport « Étude sur les filières agricoles et le verdissement de l’économie dans le département du Sud ». L’étude consiste en une analyse stratégique du secteur agricole dans le département du Sud pour le développement de cinq filières conformes au Plan national d’investissement agricole.

Le miel, le cacao, la noix d’acajou, le ricin (palma christi) et la mangue sont les principales filières retenues. Elles ont été sélectionnées selon des critères environnementaux, économiques et sociaux afin d’évaluer plus profondément leur potentiel à contribuer au développement d’une économie verte dans le Sud d’Haïti. Le rapport montre l’importance de l’agriculture biologique en tant que moteur de l’économie. Selon une évaluation du PNUE, le département du Sud peut tirer des bénéfices directs de ces filières agricoles et leur rôle dans la transition vers une économie verte.

« Je formule le vœu de voir le département du Sud se mettre à l’avant-garde de la révolution verte que nous appelons de toutes nos forces pour Haïti », a affirmé Dieuseul Simon Desras le ministre de l’environnement, lors de la présentation du rapport, une première dans le domaine en Haiti, avons-nous appris. « Ce n’est que par cette voie que nous parviendrons à construire un pays sûr du point de vue environnemental, durablement stable et économiquement prospère pour les générations actuelles et futures », a déclaré le ministre de l’Environnement.

« Haïti doit incontestablement faire face à un grand nombre de défis environnementaux liés au changement climatique qui impactent sur les conditions de vie de la population. Le gouvernement d’Haïti a pris la mesure de ces défis et reconnaît les opportunités susceptibles d’être générées par une économie verte », a, pour sa part, rappelé le directeur régional pour l’Amérique latine et les Caraïbes du PNUE, Leo Heileman, dans un communiqué. Selon le rapport, la promotion de ces filières dans les zones tampons du parc naturel Macaya ainsi que dans les limites des aires marines et côtières protégées du pays vise à réduire les pressions sur la biodiversité et promouvoir le développement des zones de production durables.

« Les résultats de cette étude sont clairs et montrent l’existence d’un vrai potentiel pour le développement de ces filières pour le département. Quand nous parlons de potentiel, nous nous référons, bien sûr, à la capacité qu’ont ces filières, si elles sont judicieusement développées et exploitées, de générer des revenus importants pour les ménages », a déclaré Pierre Karly Jean-Jeune, représentant du ministre de l’Agriculture.

Source : lenouvelliste.com

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