Jocelerme Privert satisfait de l’aboutissement du processus

 Le Conseil électoral provisoire (CEP) de Léopold Berlanger a remporté la seconde manche du processus électoral. Après la tenue de la présidentielle et des législatives partielles du 20 novembre 2016. Il vient d’organiser le second tour pour les sénatoriales partielles, les élections des collectivités territoriales et locales. Et le président provisoire de la République, Jocelerme Privert, s’est dit satisfait de l’aboutissement du processus électoral, lors d’un point de presse tenu dans la résidence officielle du Premier ministre à Musseau (Bourdon).

Le pays vient de franchir une étape décisive dans le cadre du renouvellement de ses institutions. Le processus électoral initié depuis en 2015 est arrivé à terme le dimanche 29 janvier 2017 sur toute l’étendue du territoire national. Le Conseil électoral provisoire (CEP) de Léopold Berlanger a remporté la seconde manche. Et, le président provisoire de la République, Jocelerme Privert, s’en réjouit. « Les bureaux de vote sont déjà fermés. On va débuter avec le dépouillement des bulletins. Nous sommes arrivés à la dernière étape du processus électoral. Celui-ci, initié depuis en 2015 est arrivé à terme en 2017 a été long », souligne-t-il.

D’après le chef de l’État, la situation qui se profilait en 2015 était inquiétante. La détérioration des conditions sociopolitiques avait failli catapulter le pays dans un vide institutionnel sans précédent dans l’histoire du pays. C’est pourquoi qu’à travers ses multiples interventions, il dit n’avoir pas raté une seule occasion pour souligner l’importance de ces élections pour le pays. Il avait même redouté qu’elles ne soient tenues. Ce qui, selon lui, aurait plongé le pays dans un véritable chaos et dans l’anarchie. Car, soutient-il, l’ensemble des institutions était menacé.

Par contre, la première phase de ces élections tenues le 20 novembre dernier, poursuit Jocelerme Privert, avait conduit à l’élection d’un nouveau président de la République. Elles avaient permis de compléter la Chambre des députés avec un effectif de 119 parlementaires, préalablement estimé à 94. Tandis que la seconde étape va contribuer au renforcement du Sénat avec l’élection de huit nouveaux pères conscrits qui vont compéter le Grand Corps. Un des faits importants dans le cadre du déroulement des compétitions du 29 janvier sont les collectivités territoriales, qui, souligne-t-il, ont été tenues depuis 2006.

En clair, affirme l’ancien sénateur des Nippes, cela fait sept (7) ans que les 575 communautés dénommées entités territoriales autonomes sont dépourvues de la présence légitime de l’État. Ces élections revêtent une grande importance pour ces sections communales. Les scrutins d’aujourd’hui, précise-t-il, vont placer à la tête de ces structures les deux organes prévus par la Constitution : les Conseils exécutifs et les Assemblées délibératives. Les premiers correspondent au Conseil de l’administration de la section communale (CASEC), alors que les seconds se rapportent aux Assemblées des sections communales (ASEC). « La combinaison de cette dernière catégorie avec les représentants des centres urbains contribuera à la formation des assemblées municipales », a-t-il renchéri.

À en croire M. Privert, ces assemblées, une fois formées, vont déléguer leurs représentants au sein des assemblées départementales qui, à leur tour, vont élire les dix conseils départementaux. Ces derniers vont constituer le conseil interdépartemental qui va siéger au conseil des ministres avec voix délibérative. C’est tout ce processus qui, déplore-t-il, a été en jeu via la tenue de ces scrutins. Pour lui, ces institutions locales ont un rôle fondamental à jouer dans le cadre de l’indépendance du pouvoir judiciaire du pays. À ce titre, il a brandi la Constitution. Celle-ci a confié aux assemblées municipales la mission de proposer à l’Exécutif les noms des personnes devant être nommées comme juges dans les tribunaux de Paix. Ce faisant, il reviendra aux Assemblées départementales de se charger de la mission de présenter les noms des personnes habilitées à être nommées comme juges dans les tribunaux de première instance et les cours d’appel.

Le pays revient sur la voie de la normalité constitutionnelle. Et le président de la République part avec la satisfaction du devoir accompli en ce qui concerne le processus électoral, suspendu depuis le janvier 2016. Il a été sans équivoque. Pour lui, il n’a éprouvé aucun regret en s’accrochant à la mission à lui confiée par le biais de l’accord du 6 février de cette même année. Jocelerme Privert dit se réjouir de ce qu’il va passer le maillet au nouveau président élu de la République, Jovenel Moïse. Il s’est également félicité de ce qu’il va lui laisser ; un pays socialement apaisé et politiquement stable. Sans omettre qu’il est institutionnellement fonctionnel et renforcé. Ce qui, à son avis, est indispensable au cheminement du pays vers la voie du progrès.

Reynold Aris

raris@lenational.ht

Source : lenational.ht

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